Disons-le tout de suite : nous ne sommes pas neutres. Klarr vend, entre autres, un site internet pour restaurant. Les critères qui suivent valent pour toutes les solutions, la nôtre comprise.
Ce que les clients cherchent vraiment
Personne ne visite le site d'un restaurant pour le plaisir. On y arrive depuis Google, Maps ou un lien envoyé par un ami, avec l'une de ces quatre questions :
- Est-ce ouvert ? Les horaires du jour, fermetures exceptionnelles comprises. Des horaires faux coûtent plus cher que pas d'horaires : le client qui trouve porte close ne revient pas.
- Où est-ce ? L'adresse en texte, pas dans une image, et un lien d'itinéraire.
- Qu'est-ce qu'on y mange, à quel prix ? La carte, avec ses prix. C'est souvent la page qu'on laisse vieillir.
- Comment réserver ? Un bouton visible, ou un numéro qui s'appelle d'un doigt.
Un exemple de site internet de restaurant qui fait le travail : une photo de la salle, le nom, le type de cuisine, puis ces quatre informations sur le premier écran du téléphone. L'histoire de la maison, le chef, les producteurs viennent plus bas. Ils comptent, une fois que le client sait que vous êtes ouvert ce soir.
Le téléphone n'est pas un détail : Google indique utiliser la version mobile d'un site pour l'indexer et le classer (Google Search Central).
Site, fiche Google, Instagram : qui sert à quoi
On entend qu'un restaurant n'a plus besoin de site puisqu'il a une fiche Google et un compte Instagram. C'est confondre trois outils.
La fiche Google fait venir. C'est elle qu'on voit en premier quand on cherche où manger. Nous l'avons détaillée dans votre fiche Google, ligne par ligne. Mais elle ne vous appartient pas tout à fait : des liens de réservation tiers peuvent y apparaître automatiquement (Aide Fiche d'établissement Google, consultée le 2 octobre 2026).
Le site confirme et convertit. C'est la seule adresse en ligne dont vous maîtrisez tout le contenu : carte complète, allergènes, conditions de réservation, privatisation. C'est aussi le lien que déclare votre fiche.
Instagram donne envie. Les plats, l'équipe, l'ambiance. Mais personne ne veut faire défiler vingt publications pour trouver vos horaires, et votre compte dépend des règles d'une plateforme.
Ce qui relie les trois : la même information partout. Des horaires ou un numéro qui diffèrent entre la fiche et le site sèment le doute, chez le client comme chez les machines. C'est l'un des critères qui décident si un assistant IA vous cite, comme on l'explique dans pourquoi ChatGPT ne parle jamais de votre restaurant.
La carte en ligne : texte plutôt que PDF, allergènes, QR code
Le PDF n'est pas interdit, il est pénible. Google sait l'indexer (types de fichiers indexables). Mais un PDF fait pour l'impression oblige à zoomer sur un téléphone, un menu scanné n'est qu'une image sans texte, et chaque changement de plat impose de réexporter un fichier. D'où les cartes d'hiver encore en ligne au printemps. Une carte en texte se lit sans zoomer, se corrige en une minute, et se déclare à Google : les données structurées d'un restaurant prévoient un champ pour la carte (menu) et un pour le type de cuisine (servesCuisine) (données structurées LocalBusiness).
Les allergènes : obligatoires sur place, utiles en ligne. La loi impose une information écrite dans le restaurant : soit l'information elle-même, soit l'endroit où la consulter librement (décret n° 2015-447 du 17 avril 2015, aujourd'hui article R. 412-14 du code de la consommation). Les quatorze substances sont listées à l'annexe II du règlement (UE) n° 1169/2011. Le site n'est pas le support visé par ce texte, mais une personne allergique choisit avant de se déplacer. À une condition : que la carte en ligne dise la même chose que la salle.
Le QR code complète, il ne remplace pas tout. Il ne dispense pas de l'affichage extérieur : menus ou carte du jour, et prix d'au moins cinq vins (ou cinq boissons si vous ne servez pas de vin), visibles de la rue pendant le service et au moins à partir de 11 h 30 et de 18 h (arrêté du 27 mars 1987, consulté le 2 octobre 2026). Gardez aussi quelques cartes papier pour les clients sans téléphone.
Le bouton « Réserver », sans commission
C'est la raison d'être commerciale du site. Il doit être visible sur chaque page, surtout sur mobile.
Vérifiez d'abord où il mène : vers votre propre page de réservation, ou vers une place de marché qui prélève une commission par couvert. Un client déjà sur votre site vous a déjà trouvé ; aucune plateforme n'a à vous le facturer. Le calcul est détaillé dans réservations sans commission : ce que ça vous ferait gagner, vraiment.
Collez ensuite le même lien dans votre fiche Google, qui accepte jusqu'à dix liens de réservation et permet d'en désigner un préféré (Aide Fiche d'établissement Google). Ce n'est pas le programme « Réserver avec Google », qui suppose un partenariat entre Google et l'outil : c'est un simple lien, que tout le monde peut ajouter.
Agence, site gratuit ou site inclus dans un logiciel : les vrais critères
Pour la création d'un site internet de restaurant, aucune voie n'est bonne en soi. Elles se comparent sur cinq questions plutôt que sur le prix affiché.
- Qui met à jour ? Si chaque changement d'horaire demande un mail et un devis, il ne sera pas fait.
- À qui appartient l'adresse ? Le nom de domaine doit être à votre nom, pas à celui du prestataire. C'est ce qui vous suit si vous changez de solution.
- Que se passe-t-il si vous arrêtez ? Pour un site gratuit ou inclus dans un abonnement, l'adresse cesse souvent de répondre. Les sites gratuits des fiches Google en sont l'exemple : désactivés en mars 2024, leurs adresses ne redirigeaient plus nulle part après le 10 juin 2024 (Search Engine Land, 5 mars 2024).
- Les informations sont-elles saisies une seule fois ? Si vos horaires vivent dans le site, la fiche et l'outil de réservation, l'un des trois finira par mentir.
- Le site est-il lisible par une machine ? Carte en texte, données structurées de type
Restaurant, pages rapides sur téléphone.
Un site inclus dans un logiciel répond bien à la question 4 par construction. C'est le parti pris du site internet de restaurant de Klarr, construit à partir des informations déjà saisies dans l'outil. Il a la limite de la question 3, et nous l'écrivons nous-mêmes : sans l'abonnement, la page hébergée par Klarr ne répond plus. Si le site est relié à votre propre nom de domaine, ce domaine reste à vous et se rebranche ailleurs. Si votre site actuel vous convient, gardez-le : un bouton de réservation s'ajoute à presque n'importe quel site.
Les erreurs qui font perdre des clients
- Une page d'accueil qui fait attendre. Vidéo plein écran, animation, bouton « Entrer » : autant de secondes sans horaires ni carte.
- Les horaires dans une image. Ni un lecteur d'écran ni une machine ne les lisent de façon fiable.
- Une carte d'une autre saison. Le client à qui l'on annonce un plat supprimé depuis trois mois ne croit plus le reste du site.
- Un formulaire de contact à la place de la réservation. Sans confirmation immédiate, le client réserve ailleurs en attendant votre réponse.
- Baliser votre propre note. Google ne recommande la propriété
aggregateRatingque pour les sites qui recueillent des avis sur d'autres établissements (LocalBusiness). Afficher votre note Google, oui ; la déclarer comme si vous en étiez la source, non. - Oublier les mentions légales. Obligatoires sur tout site professionnel, y compris l'autorité qui a délivré une autorisation comme celle d'un débit de boissons. Le manquement est puni de 375 000 € d'amende pour une société (Service Public Entreprendre, consulté le 2 octobre 2026).
- Des traceurs posés sans y penser. Un outil de statistiques peut être dispensé de consentement sous des conditions précises ; les traceurs publicitaires, non (CNIL, 4 juillet 2025).
Le test le plus honnête : ouvrez votre site sur votre téléphone, en 4G, et chronométrez le temps qu'il vous faut pour trouver les horaires du jour.
Questions fréquentes
Un restaurant a-t-il besoin d'un site internet si sa fiche Google est complète ?
La fiche suffit pour être trouvé, pas pour tout dire. Le site est le seul endroit en ligne dont vous maîtrisez tout le contenu : carte complète, allergènes, conditions de réservation. C'est aussi l'adresse que votre fiche déclare dans son champ « site web ».
Faut-il mettre la carte du restaurant en PDF sur son site ?
Google sait indexer un PDF, mais une carte en texte se lit mieux sur téléphone, se met à jour plus vite et peut être déclarée dans les données structurées du restaurant. Un menu scanné n'a aucun texte lisible par une machine.
Quelles mentions légales doivent figurer sur le site d'un restaurant ?
Celles de tout site professionnel : identité de l'entreprise, numéro RCS ou Siren, e-mail et téléphone, numéro de TVA, coordonnées de l'hébergeur. Avec une licence de débit de boissons, il faut aussi le nom et l'adresse de l'autorité qui l'a délivrée.
Combien coûte la création d'un site internet de restaurant ?
Cela dépend de la voie choisie, mais le prix de départ compte moins que le coût de tenue : qui met à jour la carte et les horaires, à qui appartient le nom de domaine, et ce que devient le site si vous arrêtez de payer.
